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Comment parler de la neuroatypie à son enfant ?

L'annonce d'un diagnostic est souvent un séisme pour les parents. Pourtant, mettre des mots sur un sentiment de décalage est le premier pas vers la libération.

With Eim · 4 min de lecture

Chez With Eim, nous rencontrons quotidiennement des familles qui redoutent ce moment. La peur de "stigmatiser" l'enfant est réelle. Pourtant, expliquer sa neurodivergence, c'est lui donner le mode d'emploi de son propre cerveau. Voici nos conseils pour une approche bienveillante et constructive.

Conseil n°1

Choisir le bon moment (et le bon état d'esprit)

N'attendez pas une situation de crise ou un échec scolaire pour en parler. Le sujet doit être abordé dans un moment de calme et de complicité.

💡
L'astuce d'expert : Soyez vous-même au clair avec le diagnostic. Si vous en parlez avec inquiétude, il le percevra comme un problème. Si vous en parlez avec curiosité, il le verra comme une caractéristique.
Conseil n°2

Utiliser la force des métaphores

Le cerveau est une notion abstraite pour un enfant. Les images permettent de normaliser le fonctionnement atypique.

Des mots simples pour chaque profil

Pour le TDAH "Tu as un moteur de Ferrari, mais des freins de vélo. On va apprendre ensemble à renforcer tes freins pour que tu puisses gagner la course."
Pour le HPI "Ton cerveau est comme une forêt avec des milliers de chemins qui s'entremêlent. C'est passionnant, mais on peut parfois s'y perdre un peu."
Pour les DYS "Ton cerveau est comme un ordinateur super puissant qui utilise un logiciel différent des autres. Il n'est pas cassé, il a juste besoin d'une mise à jour spécifique."
Conseil n°3

Expliquer que la norme est une invention

Il est essentiel de dire à l'enfant que la "norme" n'est qu'une moyenne et non un idéal.

Le monde a été construit pour une majorité de gens qui fonctionnent d'une certaine façon. Parce que tu fonctionnes différemment, certaines choses seront plus dures pour toi, mais d'autres seront beaucoup plus faciles.

Conseil n°4

Valoriser le "super-pouvoir" sans nier la difficulté

L'inclusion réelle, c'est l'équilibre. Si on ne parle que des talents, l'enfant se sentira coupable de ses difficultés. Si on ne parle que des troubles, il perdra confiance en lui.

🌟
L'approche With Eim : Listez avec lui ses points forts (empathie, humour, mémoire visuelle) et identifiez les "cailloux dans la chaussure" (lecture, gestion des émotions). Expliquez que nous sommes là pour l'aider à enlever ces cailloux.
Conseil n°5

Faire du diagnostic un point de départ, pas une fin

Le diagnostic n'est pas une étiquette collée sur son front, c'est une boussole.

🧭
L'idée à transmettre : "Maintenant qu'on sait comment tu fonctionnes, on va pouvoir trouver les bons outils. On va expliquer à tes professeurs et à tes coachs comment t'aider au mieux."

Un dialogue permanent

Parler de la neuroatypie n'est pas une discussion unique, c'est un dialogue qui va évoluer avec l'âge de l'enfant. En levant le voile sur ces mystères neurologiques, vous transformez son sentiment d'être "bizarre" en une fierté d'être "unique".

Chez With Eim, nous proposons des espaces d'échange pour les parents et des structures comme ATYPIKA pour offrir à vos enfants un soutien scolaire et des loisirs adaptés à leur incroyable potentiel.

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